Prix des travaux de rénovation énergétique
Fourchette basse / moyenne / haute pour chaque geste, actualisée avec les barèmes (ADEME, FFB, CAPEB, MPR). Pour chaque poste : ce qui fait varier le prix, les aides mobilisables et le reste à charge estimé par tranche de revenus.
- €/m² TTC posé
Isolation des combles perdus
30 – 42 €/m² · moyenneL'isolation des combles perdus est le geste le plus rentable de la rénovation énergétique : 25 à 30 % de déperditions thermiques évitées pour 3 à 6 ans de retour sur investissement. La fourchette de prix dépend surtout de la technique (soufflage vs déroulé) et de la résistance thermique visée (R ≥ 7 m²·K/W pour être éligible aux aides).
- €/m² TTC posé (façade utile)
Isolation des murs par l'extérieur (ITE)
165 – 200 €/m² · moyenneL'isolation thermique par l'extérieur (ITE) traite jusqu'à 25 % des déperditions et supprime les ponts thermiques sans réduire la surface habitable. C'est le geste le plus coûteux du bouquet, mais le plus rentable en performance/m² d'enveloppe.
- € TTC posée
Pompe à chaleur air/eau
14 000 – 17 000 € · moyenneLa pompe à chaleur air/eau est aujourd'hui l'équipement de chauffage central le plus subventionné. COP saisonnier ≥ 3,5, elle divise par 2 à 3 la facture de chauffage vs chaudière fioul ou gaz. Le coût dépend surtout de la puissance (kW), du type d'émetteurs et de la dépose de l'ancien équipement.
- € TTC posée (chaudière + silo)
Chaudière à granulés (biomasse)
18 000 – 22 000 € · moyenneLa chaudière à granulés reste l'alternative n°1 au fioul, avec un rendement > 90 % et une énergie renouvelable stockable. Le coût élevé s'explique par le silo de stockage et le circuit d'alimentation ; les aides couvrent jusqu'à 60 % du prix TTC pour les ménages modestes.
- € TTC posé (200 – 300 L)
Chauffe-eau thermodynamique
3 000 – 3 800 € · moyenneLe chauffe-eau thermodynamique (CET) remplace un cumulus électrique en divisant par 3 la consommation d'eau chaude. Son surcoût vs cumulus (≈ 1 500 €) est amorti en 4 à 6 ans, quasi entièrement couvert par les aides pour les ménages modestes.
- € TTC posée (maison individuelle)
VMC double flux
5 500 – 7 000 € · moyenneLa VMC double flux récupère 70 à 90 % des calories de l'air extrait et divise par 4 les déperditions par renouvellement d'air. Elle devient indispensable après une isolation performante pour éviter humidité et perte de rendement de la PAC.
- €/m² TTC posé
Isolation des murs par l'intérieur (ITI)
65 – 78 €/m² · moyenneL'isolation par l'intérieur (ITI) est 2 à 3 fois moins chère que l'ITE mais réduit la surface habitable de 5 à 8 cm par mur traité. Elle reste pertinente sur façades classées ou budgets contraints, avec des aides CEE et MPR similaires à l'ITE en €/m².
- €/m² TTC posé
Isolation du plancher bas
40 – 55 €/m² · moyenneL'isolation du plancher bas traite 7 à 10 % des déperditions et supprime la sensation de sol froid. Elle se pose par le dessous (cave, vide sanitaire) quand c'est possible, sinon par le dessus lors d'une rénovation du sol.
- € par fenêtre TTC posée
Fenêtres double vitrage performantes
700 – 900 € · moyenneLe remplacement des fenêtres traite 10 à 15 % des déperditions et améliore acoustique + confort. Pour être éligible aux aides, Uw ≤ 1,3 W/m²·K et Sw ≥ 0,3 obligatoires (BAR-EN-104).
- € TTC bouquet (maison 100 – 140 m²)
Rénovation globale (bouquet + audit)
55 000 – 72 000 € · moyenneLa rénovation globale (MPR Parcours accompagné) combine ≥ 2 gestes d'isolation + 1 chauffage décarboné avec un audit énergétique préalable et un accompagnement Mon Accompagnateur Rénov'. Elle vise ≥ 2 sauts de classe DPE et bénéficie du plafond MPR le plus élevé (jusqu'à 70 000 € pour F/G → B).
- € TTC posé (canalisable ou non)
Poêle à granulés
4 500 – 5 800 € · moyenneLe poêle à granulés est le mode de chauffage bois le plus performant (rendement > 87 %, PM ≤ 30 mg/Nm³). Il chauffe efficacement une maison < 120 m² en volume ouvert ou couplé à un plancher chauffant.
- € TTC (maison individuelle)
Audit énergétique réglementaire
800 – 1 000 € · moyenneL'audit énergétique réglementaire est obligatoire pour la vente d'une passoire (F/G depuis 2023, E depuis 2025) et pour bénéficier du MPR Parcours accompagné. Réalisé par un auditeur qualifié OPQIBI 1911 ou 1905, il propose au moins 2 scénarios de rénovation chiffrés.
- €/m² TTC posé
Isolation d'une toiture-terrasse
115 – 145 €/m² · moyenneL'isolation d'une toiture-terrasse traite jusqu'à 30 % des déperditions d'un logement en dernier étage. Elle est réalisée par l'extérieur (toiture chaude, la plus fréquente) ou inversée avec étanchéité conservée. La résistance thermique visée pour les aides est R ≥ 4,5 m²·K/W.
- €/m² TTC posé
Isolation des combles aménagés (rampants)
95 – 125 €/m² · moyenneL'isolation des combles aménagés (rampants sous toiture) est plus complexe que les combles perdus : elle se réalise entre chevrons + sous chevrons, ou par sarking (par l'extérieur). Elle vise R ≥ 6 m²·K/W pour être éligible aux aides et impose souvent une reprise du parement intérieur.
- € TTC posée (multi-split)
Pompe à chaleur air/air (climatisation réversible)
7 500 – 9 500 € · moyenneLa PAC air/air (climatisation réversible) chauffe l'hiver et rafraîchit l'été avec un SCOP ≥ 3,9 pour être éligible CEE. Elle n'est pas éligible MaPrimeRénov' (pas de production ECS) mais reste très rentable en résidence secondaire ou en zone tempérée.
- € TTC posée (capteurs compris)
Pompe à chaleur géothermique
25 000 – 30 000 € · moyenneLa PAC géothermique (sol/eau ou eau glycolée/eau) est l'équipement le plus performant du marché (COP ≥ 4,5, SCOP ≥ 5) mais aussi le plus onéreux à cause des capteurs enterrés (horizontaux) ou forages verticaux. Sur 20 ans, c'est souvent l'option la plus rentable pour une maison de 150 m² et plus.
- € TTC posée (avec ballon)
Chaudière à bois bûches
14 000 – 17 000 € · moyenneLa chaudière à bûches turbo ou à gazéification atteint 88 – 92 % de rendement. Moins automatisée qu'une chaudière granulés, elle reste 30 % moins chère à l'usage grâce au bûche bois local. Le ballon tampon (800 – 2 000 L) est obligatoire pour bénéficier des aides.
- € TTC posé
Poêle à bûches
3 800 – 5 000 € · moyenneLe poêle à bûches Flamme Verte 7 étoiles offre un rendement > 75 % avec des émissions PM < 40 mg/Nm³. C'est le chauffage d'appoint bois le plus utilisé en France, souvent couplé à une PAC ou à un chauffage électrique pour couvrir les jours de grand froid.
- € TTC posé (avec tubage)
Insert ou foyer fermé bois
4 500 – 6 000 € · moyenneL'insert bois transforme une cheminée à foyer ouvert (rendement < 15 %) en chauffage performant (> 75 %). Les aides exigent un modèle Flamme Verte 7 étoiles et une pose par un installateur RGE Qualibois avec tubage complet du conduit.
- € TTC posé (2 à 5 m² capteurs + ballon)
Chauffe-eau solaire individuel (CESI)
6 000 – 7 500 € · moyenneLe chauffe-eau solaire individuel (CESI) couvre 40 à 70 % des besoins d'eau chaude sanitaire selon la zone climatique. Il combine 2 à 5 m² de capteurs solaires et un ballon bi-énergie de 200 à 400 L avec appoint électrique ou hydraulique.
- € TTC posé (chauffage + ECS)
Système solaire combiné (SSC)
18 000 – 21 000 € · moyenneLe système solaire combiné (SSC) produit à la fois chauffage et eau chaude sanitaire. Avec 8 à 15 m² de capteurs et un ballon tampon 500 – 1 000 L, il couvre 25 à 50 % des besoins annuels selon la zone climatique et l'isolation du bâti.
- € TTC clé en main
Panneaux photovoltaïques (autoconsommation)
11 000 – 15 000 € · moyenneUne installation solaire photovoltaïque de 3 à 9 kWc alimente la maison en électricité verte et injecte le surplus sur le réseau à un tarif garanti 20 ans (EDF OA). Le retour sur investissement se situe entre 8 et 12 ans selon l'ensoleillement et le taux d'autoconsommation.
- € TTC posé (par logement)
Thermostat connecté programmable
280 – 380 € · moyenneLe thermostat programmable connecté (classe IV ou VIII) permet 10 à 20 % d'économies de chauffage. Grâce à la fiche CEE BAR-TH-173, la prime couvre le plus souvent l'intégralité du prix d'achat et de pose, faisant du geste une opération quasi gratuite.
- € TTC posée (maison individuelle)
VMC simple flux hygroréglable B
1 500 – 2 000 € · moyenneLa VMC simple flux hygroréglable B module l'extraction en fonction du taux d'humidité — bouches et entrées d'air pilotées. Elle divise par 2 les pertes par renouvellement d'air par rapport à une VMC autoréglable, sans le coût d'une double flux.
- € TTC par mètre linéaire posé
Calorifugeage réseau chauffage & ECS
12 – 18 €/m · moyenneLe calorifugeage isole les canalisations d'eau chaude et de chauffage en local non chauffé (sous-sol, gaine palière). En copropriété, la fiche CEE BAR-TH-160 finance intégralement l'opération : c'est le geste zéro reste à charge le plus courant.
- € TTC par installation
Désembouage d'une installation de chauffage
550 – 700 € · moyenneLe désembouage élimine les boues métalliques accumulées dans le circuit hydraulique de chauffage. Il restaure jusqu'à 20 % de rendement sur les radiateurs et prolonge la durée de vie de la PAC ou chaudière. Opération annuelle recommandée pour maintenir les garanties constructeur.
- €/m² TTC posé
Isolation du plafond de garage / cave
35 – 45 €/m² · moyenneL'isolation du plafond de garage ou de cave supprime la sensation de sol froid sur le plancher chauffé situé au-dessus. Simple à poser (panneaux collés/vissés ou mousse polyuréthane projetée), c'est l'un des gestes les plus rapidement rentables et les plus aidés en France.
- € TTC (sous-station comprise)
Raccordement à un réseau de chaleur urbain
6 000 – 9 000 € · moyenneLe raccordement à un réseau de chaleur urbain (RCU) alimenté à ≥ 50 % par des EnR&R est l'alternative la plus décarbonée en zone urbaine dense. Le coût couvre la sous-station d'échange, le compteur d'énergie et le branchement au réseau primaire.
- € TTC posée
Porte d'entrée isolante
2 200 – 3 200 € · moyenneUne porte d'entrée performante (Ud ≤ 1,4 W/m²·K) traite les infiltrations d'air et les ponts thermiques du seuil et des huisseries. Elle n'est plus éligible aux aides directes MaPrimeRénov'/CEE depuis 2024, mais reste soutenue par la TVA 5,5 % et l'Éco-PTZ en bouquet.
Lire un prix de rénovation énergétique et comparer les devis
Le prix des travaux de rénovation énergétique dépend autant du contexte (surface, accessibilité, état du support, zone climatique, saisonnalité) que du matériel installé (R, U, COP, ETAS) et de la qualification RGE de l'artisan. Une fourchette basse n'a de valeur que si elle respecte les critères techniques minimaux exigés par MaPrimeRénov' et les fiches CEE.
Pour comparer deux devis objectivement, vérifiez toujours : résistance thermique R, coefficient U, COP/ETAS, accessoires inclus, dépose de l'existant, finitions, démarches administratives, garantie décennale. Le reste à charge réel n'est calculable qu'après cumul MaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ + TVA 5,5 % et intégration des aides locales.
cee.fr publie chaque année une base de prix TTC posé issue de devis réels d'artisans RGE, croisée avec les référentiels ADEME et France Rénov'.
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