Aller au contenu
cee.fr
Agriculture

CEE agriculture: serres, séchage et bâtiments d'élevage

Fiches CEE AGRI applicables aux serres, séchoirs et bâtiments d'élevage, cumul avec PCAE.

Mis à jour le 2 janvier 2026~6 min de lectureÉquipe éditoriale cee.fr
Voir mes aides en 2 min Être rappelé gratuitementGratuit · 0 démarche · Conseil indépendant
💡 Avant de lire : sachez déjà combien l'État finance pour vous.
Calculer mes aides
À retenir
  • Fiches AGRI-TH, AGRI-EQ, AGRI-UT dédiées aux exploitations.
  • Cumul intégral avec PCAE (Plan de Compétitivité et Adaptation des Exploitations).
  • Serres, séchage, élevage et irrigation sont les postes prioritaires.
  • Aides pouvant atteindre 60 % de l'investissement.
  • Artisan RGE ou entreprise qualifiée obligatoire selon le geste.

Le paysage des aides agricoles

L'agriculture française consomme environ 4,5 % de l'énergie finale nationale, mais porte des enjeux climatiques majeurs via ses émissions directes (méthane, protoxyde d'azote) et sa dépendance aux énergies fossiles pour le chauffage des serres, le séchage des céréales et le fonctionnement des bâtiments d'élevage. Trois dispositifs majeurs se cumulent: les CEE AGRI, versés par les obligés énergéticiens sur la base des fiches AGRI-TH, AGRI-EQ et AGRI-UT; le PCAE (Plan de Compétitivité et d'Adaptation des Exploitations), régional et cofinancé par le FEADER, qui subventionne l'investissement matériel; et le Fonds Chaleur ADEME, qui complète pour les projets biomasse et solaire thermique. Ensemble, ils permettent aux exploitations de financer 40 à 60 % de leurs projets d'efficacité énergétique.

Serres maraîchères et horticoles

Les serres chauffées représentent le premier poste énergétique de l'agriculture spécialisée. Plusieurs fiches CEE couvrent leur modernisation : écrans thermiques, sondes de régulation climatique (fiche AGRI-TH-102), déshumidificateurs à haut rendement, chaudières biomasse, gestion optimisée de la ventilation, éclairage LED horticole. Un cumul avec le PCAE régional finance en outre le remplacement du matériel structurant. Les serres photovoltaïques peuvent bénéficier du tarif d'achat solaire et de certaines aides régionales spécifiques, avec un montage PPA + PCAE souvent plus favorable qu'une fiche CEE dédiée.

Séchage des céréales et fourrages

Le séchage représente 20 à 40 % du coût énergétique des exploitations céréalières, laitières et fourragères. La fiche AGRI-EQ-101 finance le séchage en grange solaire (économie de 40 à 60 % sur le poste séchage), les échangeurs de chaleur sur séchoirs (récupération de la chaleur des fumées ou de l'air rejeté), les brûleurs biomasse en remplacement de brûleurs gaz ou fioul, et l'automatisation du pilotage. Le Fonds Chaleur ADEME cofinance les projets biomasse et solaire thermique jusqu'à 55 % des surcoûts. Le ROI moyen après aides est de 5 à 8 ans selon le type de culture, le climat local et la conception du séchoir.

Bâtiments d'élevage

Les bâtiments d'élevage — bovins laitiers, porcs, volailles — offrent plusieurs gisements de rénovation énergétique. L'isolation des toitures et parois réduit les besoins de chauffage en porcheries et poulaillers. La récupération de chaleur sur tanks à lait (fiche AGRI-UT-103) préchauffe l'eau de nettoyage et l'ECS de la salle de traite. Les pompes à chaleur eau glycolée valorisent la chaleur des sols. La ventilation double flux dans les nurseries et bâtiments d'élevage réduit fortement la consommation ventilation. Ces gestes sont financés par les fiches AGRI-UT et par le PCAE régional avec une subvention typique de 40 %.

Aides disponibles

« Agriculture » : combien pour VOTRE projet ?

Réponse chiffrée en 2 minutes. Aucun engagement, aucune donnée revendue — vous restez maître de la suite.

Gratuit · Sans engagement · Conseil indépendant

Barèmes indicatifs par geste

Les montants ci-dessous supposent une exploitation en zone H1 avec un profil d'exploitation classique. Un accompagnement par la Chambre d'agriculture ou un conseiller ADEME sécurise le montage.

Aides indicatives pour l'agriculture
GesteCEE AGRIPCAE (part variable)Cumul plafonné
Écran thermique serre (AGRI-TH-102)5 à 8 €/m² écran40 % matériel70 % coût
Séchage en grange solaire (AGRI-EQ-101)20 000 à 40 000 €40 % matériel60 % coût
Récup chaleur tank à lait (AGRI-UT-103)1 000 à 2 500 €30-40 % matériel70 % coût
Isolation bâtiment élevage8 à 20 €/m²40 % matériel70 % coût
Chaudière biomasse (Fonds Chaleur)10 000 à 30 000 €55 % surcoût ENR80 % coût
Le PCAE varie par région : consulter la DRAAF ou la Chambre d'agriculture. Le cumul est plafonné au coût réel des travaux.

Parcours pas à pas

Le parcours de dépôt d'un dossier PCAE + CEE AGRI est plus long que sur le résidentiel (les appels à projets régionaux ont des calendriers spécifiques). Anticiper 6 à 12 mois avant chantier est indispensable.

  1. 1
    Diagnostic énergétique de l'exploitation (DEEA cofinancé ADEME/région).
  2. 2
    Identification des gestes prioritaires et sélection des fiches CEE AGRI applicables.
  3. 3
    Signature de la lettre d'engagement CEE avec l'obligé/délégataire avant tout devis.
  4. 4
    Dépôt du dossier PCAE via la plateforme régionale (calendrier d'appels à projets).
  5. 5
    Obtention 3 devis d'entreprises qualifiées RGE ou équivalent (Qualibois, Qualisol...).
  6. 6
    Attente des accords (PCAE

    3 à 9 mois selon région) puis signature des devis.

  7. 7
    Réalisation des travaux, conservation des factures et attestations.
  8. 8
    Dépôt des demandes de paiement, contrôle éventuel sur place, versement des aides.

Pièges à éviter et contrôles

Les motifs de rejet sont voisins de ceux du résidentiel avec quelques spécificités agricoles. Le respect des calendriers PCAE régionaux est le premier facteur d'échec.

  • Devis signé avant lettre d'engagement CEE ou dépôt PCAE — rejet automatique.
  • Absence de qualification adaptée (Qualibois pour bois, Qualisol pour solaire, RGE pour bâtiment).
  • Matériel sous seuils : COP < 3,5 pour PAC, rendement < 90 % pour biomasse, R < 4 pour isolation.
  • Dépôt hors calendrier d'appel à projets PCAE régional — attendre la vague suivante.
  • Contrôles a posteriori : conservation des pièces obligatoire 10 ans pour les CEE, 5 ans pour le PCAE.

PCAE, FEADER et cumul optimal

Le PCAE est un dispositif régional cofinancé par le FEADER (Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural) et opéré par les Conseils régionaux. Chaque région publie son propre calendrier d'appels à projets, ses taux de subvention et ses priorités. Le cumul CEE AGRI + PCAE + Fonds Chaleur (pour biomasse et solaire thermique) est intégral dans la limite de 80 % du coût pour la plupart des projets, 100 % dans quelques cas dérogatoires. Les CUMA (Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole) et les groupements d'exploitants sont éligibles au même titre que les exploitations individuelles, ce qui permet de mutualiser des investissements structurants (séchoir collectif, méthanisation).

Approfondir

Le sujet, replacé dans son contexte

Les paragraphes suivants précisent l'articulation entre CEE AGRI, PCAE régional, Fonds Chaleur ADEME et aides FranceAgriMer, en tenant compte des spécificités des exploitations (immatriculation, calendrier des campagnes, contrôles).

L'agriculture française consomme environ 4,5 % de l'énergie finale nationale, avec un poids important sur le chauffage des serres, le séchage des céréales, la ventilation des bâtiments d'élevage et le fonctionnement des équipements de traite et de conservation.

Les fiches CEE AGRI (AGRI-TH, AGRI-EQ, AGRI-UT) et le Plan de Compétitivité et d'Adaptation des Exploitations (PCAE), cofinancé par les régions et le FEADER, permettent aux exploitations de financer 40 à 60 % de leurs investissements d'efficacité énergétique. S'y ajoutent le Fonds Chaleur ADEME sur la biomasse et le solaire thermique, et des aides FranceAgriMer sur certaines filières.

Le calendrier PCAE varie par région : appels à projets annuels ou permanents, plafonds différents, taux d'aide modulé selon la localisation (zones défavorisées, ZRR) et le profil de l'exploitant (jeune agriculteur, GAEC, CUMA).

Méthodologie éditoriale

Comment cet article est rédigé

Cet article s'appuie sur les fiches AGRI publiées au Journal officiel, sur les guides ADEME (série "Agriculture"), sur les cahiers des charges PCAE régionaux et sur les documents FranceAgriMer.

Les valeurs indicatives de coûts, gains et durées de retour sur investissement proviennent de retours d'expérience remontés par les Chambres d'agriculture et par les bureaux d'études agricoles indépendants.

Les évolutions du dispositif (nouvelles fiches, mise à jour PCAE, appels FranceAgriMer) sont intégrées dès publication au Journal officiel ou sur les portails régionaux.

Points de vigilance

À vérifier avant de vous engager

  • L'exploitation doit être immatriculée (SIRET agricole ou AMEXA) pour être éligible aux fiches AGRI.
  • Le PCAE varie par région — vérifier le calendrier, les plafonds et les taux de la région concernée.
  • Le cumul CEE + PCAE + Fonds Chaleur est plafonné à 100 % du coût réel des travaux.
  • Certaines fiches AGRI-EQ exigent une qualification équivalente RGE (Qualibois, Qualisol) mais pas systématiquement RGE au sens strict.
  • Les serres photovoltaïques relèvent d'un régime distinct (tarif d'achat solaire) — pas d'éligibilité automatique aux CEE.
  • Le Diagnostic Énergétique des Exploitations Agricoles (DEEA), cofinancé par l'ADEME, sécurise la hiérarchisation.
  • Les CUMA et les groupements sont éligibles au PCAE et aux CEE — pas seulement les exploitations individuelles.
Erreurs fréquentes

Les pièges qui coûtent cher

  • Rater l'appel à projets PCAE de l'année en cours et devoir attendre 12 mois — anticipation cruciale.
  • Signer le devis avant dépôt du dossier CEE — refus systématique.
  • Confondre CEE AGRI et PCAE : ce sont deux dispositifs distincts, cumulables, avec des logiques d'instruction séparées.
  • Oublier le Fonds Chaleur ADEME sur les projets biomasse et solaire thermique — jusqu'à 55 % du surcoût.
  • Négliger l'audit préalable (DEEA) — les priorités d'investissement sont souvent mal identifiées.
  • Signer un contrat photovoltaïque en serre sans avoir simulé l'articulation avec le PCAE et le tarif d'achat.
  • Ignorer les aides régionales complémentaires (aides à la conversion, aides ENR agricoles).
Calendrier type

De la préparation à l'encaissement

  1. 1
    T-6 mois : diagnostiquer

    Réaliser un DEEA, cartographier les postes de consommation, identifier les gestes prioritaires.

  2. 2
    T-3 mois : anticiper PCAE

    Suivre le calendrier PCAE régional, préparer les pièces (Cerfa, devis, plan de financement).

  3. 3
    T-1 mois : engager

    Déposer le dossier CEE AGRI auprès de l'obligé ou du délégataire, monter le PCAE et le Fonds Chaleur si applicable.

  4. 4
    T0 : signer et réaliser

    Signer les devis APRÈS accord, réaliser les travaux, conserver la traçabilité comptable et énergétique.

  5. 5
    T+2 à T+6 mois : encaisser

    Dépôt des factures, versement CEE (6-12 semaines), PCAE (3-9 mois selon région).

Glossaire

Les termes clés à connaître

CEE AGRI
Fiches d'opérations standardisées dédiées à l'agriculture (AGRI-TH, AGRI-EQ, AGRI-UT), publiées par arrêté.
PCAE
Plan de Compétitivité et d'Adaptation des Exploitations — dispositif régional cofinancé par le FEADER, avec appels à projets annuels.
FEADER
Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural — cofinance le PCAE et d'autres dispositifs agricoles.
DEEA
Diagnostic Énergétique des Exploitations Agricoles — audit cofinancé par l'ADEME et les régions.
AMEXA
Assurance Maladie des Exploitants Agricoles — atteste du statut agricole nécessaire à l'éligibilité.
CUMA
Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole — éligible à la plupart des dispositifs d'aide.
Séchage en grange
Technique de séchage de fourrage en vrac utilisant la chaleur solaire, éligible au CEE et au Fonds Chaleur.
Fonds Chaleur ADEME
Aide ADEME dédiée à la production de chaleur renouvelable — pertinent en biomasse, solaire thermique, méthanisation.
Prochaines étapes

Passer à l'action

  • 1Réaliser un DEEA pour objectiver les priorités d'investissement.
  • 2Consulter le portail PCAE de la région pour caler le dépôt sur le prochain appel à projets.
  • 3Solliciter la Chambre d'agriculture ou un mandataire CEE agricole pour le montage administratif.
  • 4Chiffrer précisément le plan de financement combinant CEE, PCAE, Fonds Chaleur et éventuellement FranceAgriMer.
À propos de cet article

Rédaction et relecture

Article rédigé, relu et maintenu à jour selon la charte éditoriale de cee.fr. Prochaine relecture prévue le 2 juillet 2026.

ÉE
Auteur
Équipe éditoriale cee.fr
Rédaction spécialisée rénovation énergétique

L'équipe éditoriale cee.fr rassemble des rédacteurs spécialisés en rénovation énergétique, dispositifs CEE et aides publiques. Chaque page est rédigée à partir des textes officiels de l'État (Ministère de la Transition écologique, ADEME, ANAH, Légifrance, service-public.fr) puis relue par notre comité d'experts.

Certificats d'Économies d'Énergie (CEE)MaPrimeRénov' et parcours ANAHDécret tertiaire (OPERAT)Éco-PTZ et prêts aidés
Voir la fiche complète
CR
Relecture
Comité de relecture technique
Ingénieurs et bureaux d'études partenaires

Le comité de relecture technique valide les contenus techniques et réglementaires publiés sur cee.fr. Il rassemble des ingénieurs thermiciens, des bureaux d'études RGE Études et des professionnels du dispositif CEE.

  • Ingénieurs thermiciens diplômés
  • Bureaux d'études qualifiés RGE Études
  • Mandataires CEE agréés
Voir la fiche complète
Aides disponibles

Vous savez tout — passez à l'action

Simulation gratuite en 2 min, montant chiffré immédiat, conseiller indépendant qui vous rappelle uniquement si vous le demandez.

Gratuit · Sans engagement · Conseil indépendant

Guide rénovation énergétique

CEE agricoles : serres, séchage, élevage

Fiches CEE AGRI applicables aux serres, séchoirs et bâtiments d'élevage, cumul avec PCAE.

Le guide détaille le cadre réglementaire, les aides mobilisables, les seuils techniques et les points de contrôle avant de signer un devis.

À retenir : Fiches AGRI-TH, AGRI-EQ, AGRI-UT dédiées aux exploitations. ; Cumul intégral avec PCAE (Plan de Compétitivité et Adaptation des Exploitations). ; Serres, séchage, élevage et irrigation sont les postes prioritaires..

FAQ

Questions fréquentes

Oui, sous réserve d'être immatriculées (SIRET agricole ou AMEXA) et de respecter les critères de la fiche CEE ou du dispositif PCAE ciblé. Les CUMA et les groupements sont également éligibles.